Comment le manque de Renseignements Généraux a entraîné les Etats et entreprises africaines à investir dans les domaines peu productifs ? 7/9

ParEIDS Benin

Comment le manque de Renseignements Généraux a entraîné les Etats et entreprises africaines à investir dans les domaines peu productifs ? 7/9

Chers lecteurs, découvrons l’éclaircissement du fondé de l’EIDS  sur les notions de renseignements généraux.

Mr le Fondé de l’EIDS, vous introduisez là de nouveaux concepts ?

Non. En réalité, il ne s’agit pas de nouveaux concepts mais, des approfondissements sur l’état des outils. En effet,  il  existe deux (02) types de collecte de renseignements généraux à savoir :

  • la collecte humaine ou renseignement humain et ;
  • la collecte numérique ou renseignement numérique.

Par renseignement humain, on entend un renseignement dont la source d’information ou dont la collecte résulte d’interactions humaines. C’est le type de renseignement le plus ancien qui soit. C’est le squelette du renseignement stratégique. C’est lui qui permet depuis toujours à travers des modalités de collecte passive comme active, d’infiltrer les milieux à fort potentiel de renseignement tels que les milieux narcotiques, politiques, économiques… il s’agit dans ce cas pour les agents d’obtenir par conversations ou interrogatoires des personnes clés, des informations précieuses selon des objectifs précis. Ce type de renseignement produit certes bien de résultats mais se trouve de plus en plus essoufflé pour plusieurs raisons mais reste très prisé dans les pays africains.

Par renseignement numérique, on entend tout renseignement dont la source de collecte et de traitement est d’origine numérique.

Ce type de renseignement a de l’avenir au regard du développement exponentiel du numérique. Selon les pays et selon les objectifs de sécurité, ce domaine de renseignement connait un développement sans précédent avec une tendance à passer outre les droits privés. Il présente de belles perspectives car de plus en plus les humains consomment davantage du numérique.

Tenez ! Au Bénin, rien que pour l’Internet mobile, le Bénin a enregistré un bon significatif de 15% de pénétration d’internet mobile entre 2016 et 2017. En terme clair, au 31 décembre 2017 (Rapport ARCEP 2017)  c’est plus de 4,6 millions d’individus qui ont accès à Internet via leur téléphone contre 2,8 millions en 2016. Et pour chaque Internaute qui se connecte, c’est des milliers de sociétés et officines qui les épient, relevant leurs habitudes, etc. Pierre Pinard dira à propos que : « en 2 minutes, 50 serveurs (50 sociétés) ont reçu et stocké des données sur moi et sur ma navigation (mes centres d’intérêt – mon profil) sans jamais en avoir reçu l’autorisation ! ». Le numérique offre une réelle opportunité de renseignement.

Cette activité de renseignement numérique en Afrique,  n’est pas le fait des services d’Etats, qui ont la prérogative du renseignement mais trop occupés à utiliser encore les anciens moyens.

Et donc, sur ce terrain du renseignement numérique, on se rend compte que ce sont les sociétés, qui ont le vent en pourpre, d’où une meilleure organisation de la synergie d’action pour faire bénéficier du fruit à tout l’écosystème économique du pays.

                                                                                                A suivre…

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